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Tue, 2017-08-08 19:00
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Immobilier : le bouillonnement

Du côté de l’immobilier, la frénésie qui touche tout Beyrouth est ici nettement perceptible, notamment depuis 2005.

Début 2010, on comptait 70 chantiers dans le quartier, tous pour des immeubles résidentiels, de dix, vingt ou trente étages. Les immeubles élevés, ainsi que les grandes tours, grignotent peu à peu du terrain face aux maisons traditionnelles libanaises et aux immeubles de trois étages construits entre 1920 et 1940. Leur expansion se fait parfois au détriment du patrimoine culturel et architectural du quartier. Plusieurs associations militent pour la protection de ce patrimoine. Elles déplorent qu’aujourd’hui tout le monde recherche des appartements en étage élevé, “juste pour pouvoir voir la mer” disent-elles.

La flambée des prix des terrains poussent des propriétaires de maisons anciennes à vendre leur bien aux promoteurs à la recherche d’espace pour installer un nouveau complexe immobilier. D’autres propriétaires détruisent leur maison ancienne pour financer eux-mêmes la construction d’un petit immeuble familial moderne, dont ils loueront l’un des appartements à une tierce personne. Le loyer représentera pour eux une source de revenus non négligeable.

C’est dans la zone qu’on surnomme le « triangle d’or » (St Nicolas - Saïfi - Sursock - Furn el Hayek) que le mètre carré est le plus cher pour les appartements, jusqu’à 5000 dollars, contre 1750 à 2000 dollars dans les quartiers plus populaires de la ceinture périphérique d’Achrafieh (Kobayat, Bedaoui…).

Les quartiers plus modestes d’Achrafieh n’intéressent pas encore les grands promoteurs. D’une part parce que dans certains de ces quartiers, comme celui de Jeitawi par exemple, les terrains sont morcelés en petites parcelles, ce qui rend difficile le lancement de vastes projets immobiliers. D’autre part parce que, moins huppés, ils sont moins attractifs aux yeux des investisseurs… du moins jusqu’à un certain point : par exemple, Mar Mkhael, qui s’étend de l’immeuble d’EDL jusqu’à l’ancienne gare ferroviaire, attire tout de même aujourd’hui l’attention des promoteurs et d’investisseurs. Ceux-ci ont commencé tout récemment à se tourner vers Mar Mkhael, nouveau lieu d’implantation des pubs et restaurants qui ne peuvent plus trouver de place dans un Gemmayzé saturé. Ces établissements, ainsi que de nouvelles boutiques, côtoient les petits artisans et garages automobiles, implantés ici depuis des années. Ajoutons à cette atmosphère de quartier « bourgeois bohême » l’arrivée d’une clientèle de cadres rebutés par les prix de l’immobilier dans le triangle d’or… et l’essor de Mar Mkhael est amorcé.

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