Current weather

Beirut

Scattered clouds
  • Scattered clouds
  • Temperature: 22 °C
Reported on:
Thu, 2017-06-08 19:00
( Publicité )
Eclairage
Pourquoi inscrire son enfant dans une école d’Achrafieh ?

Pourquoi choisit-on une école à Achrafieh pour inscrire ses enfants ?... Rita, professionnelle de la communication, nous explique ses raisons.

Mère de deux enfants, Rita réside et travaille à Achrafieh, près de la place Sassine. Elle a inscrit sa fille de six ans dans une des écoles du quartier tout d’abord parce qu’elle s’y sent chez elle. « Achrafieh, c’est notre quartier, alors avoir réussi à y inscrire notre fille c’est formidable. Nous sommes près de tout, nous pouvons passer la prendre et la ramener à la maison à pieds ! A Beyrouth, c’est un luxe, car les rues environnant les écoles sont très chargées au moment de la sortie des classes ou tôt le matin quand on dépose les enfants. Il faut soit laisser les enfants descendre de voiture seuls devant la porte, soit trouver un endroit à proximité pour se garer, au risque de bloquer le trafic ! Pouvoir aller à pieds chercher notre fille est vraiment une grande facilité. Ensuite, nous la déposons dans un établissement où elle peut déjeuner et profiter de son après-midi pour faire ses devoirs et s’amuser avec ses amis.»
Pour les parents qui résident trop loin, les écoles proposent pour la plupart un service de transport.

Rita souligne aussi bien sûr le très bon niveau d’enseignement dans les écoles du quartier. Elle regrette parfois que sa fille ne puisse bénéficier d’un environnement scolaire plus cosmopolite. « Achrafieh est un petit quartier, où ce sont un peu toujours les mêmes personnes qui se croisent. Cela est rassurant par certains aspects. Mais peut-être que j’aurais voulu avoir plus d’enfants étrangers autour de ma fille. J’ai préféré l’inscrire dans une école catholique car c’est un environnement qui lui convient particulièrement bien. » ajoute-t-elle. Pour les parents qui veulent assurer un environnement chrétien à leurs enfants, Achrafieh est un quartier idéal (même si de nombreuses écoles chrétiennes sont implantées dans d’autres régions au Liban, comme Baabda, Jdeideh ou Jounieh, pour n’en citer que quelques unes). On ne recense comme établissement laïque privé à Achrafieh que le Lycée français, ainsi que les écoles publiques du quartier, qui posent cependant des problèmes en termes de qualité du matériel notamment.

Ombre un peu plus sombre au tableau : les horaires de l’école. « Certains établissements, comme le mien, ouvrent leurs portes dès 7h30. C’est vraiment très tôt. Et les enfants y restent jusqu’à 14h30, sans pouvoir vraiment déjeuner, seules deux collations sont prévues. Cela implique que ma fille ne peut pas avoir un vrai repas avant 15h environ. Je me demande si c’est très sain, comme mode de vie. »

Autre point noir à signaler : la hausse régulière des frais d’inscription, ainsi que le nombre de places excessivement limité : « J’ai eu un mal fou à faire inscrire ma fille dans une école du quartier. Ils n’avaient pas de place et une fois que les enfants des anciens ou les frères et sœurs d’élèves ont été acceptés, il ne restait pas de place pour les nouveaux… Il faudrait vraiment trouver une solution à cela. »

Photo extraite de la page Facebook du college Notre Dame de Nazareth

-  
2013-09-07

Pourquoi choisit-on une école à Achrafieh pour inscrire ses enfants ?... Rita, professionnelle de la communication, nous explique ses raisons.

Mère de deux enfants, Rita réside et travaille à Achrafieh, près de la place Sassine. Elle a inscrit sa fille de six ans dans une des écoles du quartier tout d’abord parce qu’elle s’y sent chez elle. « Achrafieh, c’est notre quartier, alors avoir réussi à y inscrire notre fille c’est formidable. Nous sommes près de tout, nous pouvons passer la prendre et la ramener à la maison à pieds ! A Beyrouth, c’est un luxe, car les rues environnant les écoles sont très chargées au moment de la sortie des classes ou tôt le matin quand on dépose les enfants. Il faut soit laisser les enfants descendre de voiture seuls devant la porte, soit trouver un endroit à proximité pour se garer, au risque de bloquer le trafic ! Pouvoir aller à pieds chercher notre fille est vraiment une grande facilité. Ensuite, nous la déposons dans un établissement où elle peut déjeuner et profiter de son après-midi pour faire ses devoirs et s’amuser avec ses amis.»
Pour les parents qui résident trop loin, les écoles proposent pour la plupart un service de transport.

Rita souligne aussi bien sûr le très bon niveau d’enseignement dans les écoles du quartier. Elle regrette parfois que sa fille ne puisse bénéficier d’un environnement scolaire plus cosmopolite. « Achrafieh est un petit quartier, où ce sont un peu toujours les mêmes personnes qui se croisent. Cela est rassurant par certains aspects. Mais peut-être que j’aurais voulu avoir plus d’enfants étrangers autour de ma fille. J’ai préféré l’inscrire dans une école catholique car c’est un environnement qui lui convient particulièrement bien. » ajoute-t-elle. Pour les parents qui veulent assurer un environnement chrétien à leurs enfants, Achrafieh est un quartier idéal (même si de nombreuses écoles chrétiennes sont implantées dans d’autres régions au Liban, comme Baabda, Jdeideh ou Jounieh, pour n’en citer que quelques unes). On ne recense comme établissement laïque privé à Achrafieh que le Lycée français, ainsi que les écoles publiques du quartier, qui posent cependant des problèmes en termes de qualité du matériel notamment.

Ombre un peu plus sombre au tableau : les horaires de l’école. « Certains établissements, comme le mien, ouvrent leurs portes dès 7h30. C’est vraiment très tôt. Et les enfants y restent jusqu’à 14h30, sans pouvoir vraiment déjeuner, seules deux collations sont prévues. Cela implique que ma fille ne peut pas avoir un vrai repas avant 15h environ. Je me demande si c’est très sain, comme mode de vie. »

Autre point noir à signaler : la hausse régulière des frais d’inscription, ainsi que le nombre de places excessivement limité : « J’ai eu un mal fou à faire inscrire ma fille dans une école du quartier. Ils n’avaient pas de place et une fois que les enfants des anciens ou les frères et sœurs d’élèves ont été acceptés, il ne restait pas de place pour les nouveaux… Il faudrait vraiment trouver une solution à cela. »

Photo extraite de la page Facebook du college Notre Dame de Nazareth

( Publicité )
agenda
Suivez-nous
Suivez le guide