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Mon, 2018-01-08 19:00
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Education: cap sur l’excellence

De la garderie à l’école primaire et secondaire

Les parents d’un ou plusieurs enfants résidant à Achrafieh se reconnaîtront dans ce scénario : ils commencent par placer leur bébé dans l’une des excellentes garderies qui y sont implantées (certaines accueillent les enfants dès l’âge de 3 mois, et du matin jusqu’à 17h30) Les parents se disent alors qu’ils ont bien le temps de penser à l’école qu’ils choisiront... Jusqu’au jour où une même question commence à fuser de la part de leurs amis, de leurs relations de travail, voire des commerçants du quartier : « Dans quel école allez-vous inscrire votre enfant ? »

Et là, dilemme : tout le secteur rassemble des établissements d’excellent niveau. Une quarantaine d’écoles publiques et privées s’y côtoient.

Les lycées et collèges proposent très souvent aussi un enseignement primaire, dès la maternelle (petit et grand jardins). Il est conseillé d’y placer son enfant le plus tôt possible, c'est-à-dire dès l’âge de 3 ans, sous peine de ne plus y trouver de place par la suite.

Parmi ces établissements, citons le Collège du Sacré Cœur des frères des écoles chrétiennes, à Gemmayzé. Fondée en 1880, il a accueilli l’élite des dirigeants libanais.

Il y a aussi le collège Notre-Dame de Nazareth (au magnifique parc) qui, à partir de 1868, a accueilli plusieurs générations de jeunes filles de la bourgeoisie beyrouthine. L’établissement est mixte depuis une dizaine d’années.

Incontournable : le Grand Lycée franco-libanais (GLFL), qu’on appelle ici « le Lycée français », ou encore tout simplement « le Lycée ». Il a été fondé en 1909 par la Mission laïque française, qui a contribué à implanter de nombreux autres établissements français un peu partout dans le monde. A l’origine situé dans le quartier de Sodeco, près du Centre-ville il a déménagé pour s’installer rue Beni Assaf, près de l’ambassade de France dans le quartier du Musée national.

Du côté des écoles publiques, citons le lycée Laure Moughayzel, fondé en 1953 sous le nom de “Nouvelle Ecole Secondaire Des Jeunes Filles”. D’abord installé rue Sursock, il a été transféré en 1969 par le ministère de l’Education dans de nouveaux locaux, construits Rue St. Pierre et Paul, à Fassouh. Il s’agit aujourd’hui encore d’un établissement réservé aux jeunes filles.

Un responsable raconte : «C’est en 1997 que ce lycée a été baptisé “Lycée Laure Moughayzel”, à la demande de l’Association des universitaires libanaises. L’Avocate libanaise Laure Moughayzel, pionnière et militante en faveur de la protection des droits de l’Homme (elle a notamment participé à la fondation de beaucoup d’associations dont la ligue libanaise des Droits de l’Homme), a lutté durant cinquante ans pour une législation libanaise équitable en matière de droits de la Femme. Elle a fait partie du comité international des Droits de l’Homme aux Nations-Unies.»
 

Du côté des universités

L’Université St Joseph
est plus connue par ses initiales : USJ. Institution privée fondée en 1875, elle est implantée rue Huvelin à Monnot. Elle a aussi installé un autre campus, celui des Sciences Humaines, tout près de l’ambassade de France. Le campus de la rue Huvelin, avec la Faculté de Droit et de Sciences politiques, de Sciences économiques et d’Administration des Affaires, a accueilli des centaines d’étudiants du monde entier dans le cadre d’échanges avec des établissements étrangers. Les étudiants venus d’Europe ou d’Amérique y côtoient les élèves libanais, dans les amphithéâtres et le foyer universitaire (où ils peuvent prendre une chambre ou un studio). Ils cohabitent aussi parfois dans de grands appartements où ils s’installent en colocation dans le quartier.

En plus des formations classiques qui ont fait sa réputation (droit, médecine, génie), l’université ouvre chaque année de nouveaux cursus, adaptés aux besoins économiques du pays notamment en matière de tourisme (par exemple, une école de cuisine avec son restaurant). Son Université pour tous permet quant à elle à un public varié (mères de familles, personnes retraités ou jeunes gens diplômés mais sans activité professionnelle) de se cultiver et actualiser leurs connaissances dans différents domaines.

L’Université Américaine de Sciences et Technologies
(AUST) a pour sa part ouvert relativement récemment les portes de son antenne située rue Alfred Naccache. Elle est rapidement devenue une faculté prestigieuse au Liban.

 

Du côté des instituts d’enseignement technique

L'école Pigier existe à Beyrouth depuis 1920.  Lancée à Paris en 1850 (ce groupe représente le plus grand réseau privé d'écoles techniques et de centres de formation professionnelle de France), l'école compte aujourd'hui 89 établissements à l’étranger. A Beyrouth, l’école Pigier fut la première école de commerce à être créé au Liban. Elle est installée à Gemmayzé, rue Gouraud. Elle propose aujourd’hui des programmes préparant aux carrières de la gestion dans plusieurs domaines: comptabilité, finance, expertise comptable, marketing, vente, publicité, informatique et systèmes d’information, administration, ressources humaines, gestion hôtelière et tourisme.

L’Institut Francel de Beyrouth propose depuis 1977 un enseignement dans deux secteurs spécifiques : celui du tourisme (hôtellerie et restauration notamment), sachant que l’établissement est affilié depuis 1996 à l’Ecole Hôtelière de Paris. Et celui de l’administration : l’Institut Francel est affilié depuis 1995 à l’Ecole supérieure de génie informatique de Paris.

L’Institut Technique des Frères (ITF) à Gemmayzé : fondé en 1920, l'Institut Technique des Frères des Ecoles Chrétienne a joué un rôle pionnier dans le développement de l'enseignement supérieur technique et professionnel au Liban. A partir de 1972, l'Institut a adopté les programmes du cycle français d'expertise comptable. En 1977 est née une section Informatique de Gestion. Aujourd'hui l'Institut Technique des Frères propose une formation en technologies informatiques, en programmes de gestion et de comptabilité, ainsi qu’un enseignement rénové des langues étrangères.

Du côté de la formation du personnel de santé, l’Institut technique et de soins infirmiers de l’hôpital Jeitawi a été fondé en 1984. Depuis 2000, il peut délivrer une Licence en Sciences Infirmières et Physiothérapie.

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